Zofka, Sophia Hassou (photographe)
Nom : Hassou
Prénom : Sophia
Surnom et nom professionel: Zofka
Nationalité : Grecque
Pays de résidence (études/travail): Grèce, France, Etats-Unis, Slovénie
Diplômes universitaires: Histoire de l’Art, Psychologie, Architecture
Situation pro : Architecte/photographe free-lance
Appareil et matériel pro : Canon EOS Xti, tel.zoom: EF 55-200mm f/4.5-5.6 II USM,
Sigma 120-300mm f2.8 EX DG HSM
Bonjour Zofka ou Sophia, peut tu nous faire savoir comment tu est arrivé à la photo?
La photo a toujours été une passion pour moi, en particulier la photo de voyages (travelling photography). Je n’ai pas une formation de photographe a la base mais j’ai fait beaucoup de photo au cours de mes etudes d’architecture. Avant que j’entreprenne la photo de sport, toutes mes publications ont ete des reportages de voyage et des photos d’architecture.
Alors que certains optent pour le foot, la montagne, les paysages, les people, pourquoi as-tu choisi de faire vivre ta passion à travers l'aviron ?
En realité c’est l’inverse: c’est ma passion pour l’aviron qui m’a emmené dans ce monde.
Des montagnes et des paysages j’en ai photographié aussi au cours de mes voyages, de meme que d’autres sujets “statiques”, en particulier les graffitis ou tags, un sujet que j’adore.
Pourtant je m’interesse plus à l’instant ephemère et à l’action, c’est pourquoi le sport est un sujet très excitant. Juste avant les JO j’ai fait un boulot pour une équipe de basket à Athènes. Après les jeux, à travers mes ancients coéquipiers d’université aux Etats-Unis, je me suis retrouvée en Slovénie à faire des petits boulots pour l’équipe d’aviron et c’est depuis que je suis là. Les people ne m’interessent strictement pas. C’est peut-etre aussi pour ca que l’aviron est le bon sport...
Rappelle-nous Sophia pour qui tu travailles, pourquoi, et dans quelles conditions?
Je travaille avant tout pour les journaux et la fédération Slovènes. Cette année j’ai eu l’exclusivité des médias Slovènes pendant les coupes et les championnats du monde. Je prends aussi des photos pour la FISA qui me promouvoie aux publications, sites web et boîtes qui sont interessés par mes photos, comme a été le cas avec Concept2 ou l’australien Rowing MagOZine par exemple.
Sinon je travaille occasionnellement pour des équipes qui me contactent spécifiquement pour une competition, comme par exemple les grecques, les serbes ou les canadiens.
Enfin, certains rameurs utilisent mes photos pour leurs sites web comme Iztok Cop (www.iztokcop.com), Paul Rosenquist (www.paulrosenquist.com) ou le 4- Hollandais (www.holland4.nl)
Est-ce un travail à plein temps et peut on en vivre?
En ce qui me concèrne, absolument pas. La photo d’aviron est un travail que je n’exerce que pendant la saison des compétitions(Avril-Septembre), les quelques régates de Novembre et les rares jobs occasionnels en hiver. C’est mon violon d’Ingres, une passion qui s’autofinance (vu les dépenses qui en font partie) et dans mon cas il est essentiel d’avoir d’autres sources de revenus pour vivre.
Comment se passe ton travail sur les championnats du monde, les coupe du monde, les regates internationales ?
En général j’arrive sur le bassin le même jour que la plupart des équipages avant le début des courses car j’aime faire des photos de l’ambiance de préparation et “cinématographier” la régate du début à la fin.
Ceci aide aussi à prendre des repères sur les bassins que je ne connais pas, même si aujourd’hui il y en a plus beaucoup. Sinon au cours d’une journée je prends entre 200-400 photos en deux sessions (courses le matin, sorties de preparation/récuperation l’apres-midi) que je trie et envoie aux médias entre les deux et en fin de journée.
Après chaque session, je mets aussi toutes les prises du jour sur ma gallerie perso depuis laquelle je vends aussi des photos:
http://www.flickr.com/photos/rowing4themasses/
C’est un travail très éxigeant et je perds sans faute 2-3kg par régate, en particulier quand j’utilise mon vélo pour me déplacer et suivre les courses au lieu des camionettes disponibles pour les photographes.
Une belle photo d'aviron selon toi ?
Voici quelques-unes d’autres photographes:
http://www.flickr.com/photos/gedz/220713441/
http://www.flickr.com/photos/gedz/140487530/
http://www.flickr.com/photos/brettsky/1674014419/
http://www.flickr.com/photos/pookhy/1692774983/
Et parmi les miennes:
http://www.flickr.com/photos/zofka/463097195/
http://www.flickr.com/photos/zofka/1129290769/
(qui été selectionnée pour parraître sur le site Olympique du BBC) et
(un photomontage du 8 anglais sur un fond des Maldives).
http://www.flickr.com/photos/zofka/370799686/
Beaucoup s'essaient à la photo en aviron quel conseil pourrais-tu leur donner ?
- Être inventifs pour éviter de tomber dans la répétition infinie des photos d’aviron en variant les point de prise de vue par exemple
- Pendant les réglages, à part le soleil, prendre en compte l’eau comme source de lumière
- Avoir deux appareils pour ne pas changer de zoom aide à gagner un temps fou (quoi que ceci n’est pas toujours évident)
- Éviter de cadrer trop large car inclure trop de choses dans une même photo en général donne un résultat chaotique et bavard
- Ne surtout pas déranger les rameurs qui n’aiment pas être photographiés ce qui d’ailleurs ne donne jamais une belle photo. Ceux qui sont à l’aise, qui sourient et sont créatifs devant l’objéctif font le bonheur du photographe et une belle photo à coup sûr.
Laure Manaudou / Inène Pascal
14/01/2008 à 20 heures 30
Font-Romeu- lycée climatique - 1800 mètres au dessus du niveau de la mer.
Centre d’entraînement ayant accueilli l’élite du sport mondial : Yoann Dinitz, champion d’Europe de marche, Paula Radcliffe, recordwoman du Monde et championne olympique d’athlétisme, … reçoit notamment en ce moment l’équipe France féminine de natation et l’équipe de France d’aviron. Simply Rowing en a profité et mène l’interview de la meilleure nageuse, Laure, et d’une représentante du renouveau de l’aviron français, la conversation devient vite libérée et enlevée…face-à-face entre deux compétitrices intéressantes et intéressées !
Inène Pascal
Nom : Pascal
Prénom : Inène
Taille : 183 cm
Poids : 69 kilos
Age : 22 ans
Championne de France, finaliste et demi-finaliste aux championnats du Monde 2005, 2006, 2007
Objectif sportif : gagner la régate mondiale de qualif. en deux sans barreur pour les Jeux de Pékin. Quand on sait qu’un bateau qui le fait est ensuite une fois sur deux médaillé olympique, on mesure ce défi et la performance !
Quand avez-vous commencé votre sport ?
Laure Manaudou : à 5 ans
Inène Pascal : à 11 ans
Pourquoi ce sport ? (C’est chiant d’aligner des longueurs à longueur de temps !)
LM : D’abord pour apprendre à nager, ensuite ma famille m’a poussée jusqu’à 14 ans, avant que j’aille à Paris… Cela fait trois-quatre ans que je prends vraiment du plaisir.
IP : C’est un sport familial, ça a été assez naturel.
Pourquoi le haut niveau ?
LM : Pour la compétition, le plaisir de gagner, de franchir la première la barre des 4’ (au 400m NL)… les entraînements, je déteste. J’ai vécu plusieurs changements d’entraîneurs, donc aussi de nouvelles façons de m’entraîner, ça m’a fait du bien.
IP : Ca a marché au niveau national, j’ai continué, et puis j’ai eu la chance de trouver assez rapidement le plaisir de glisser. L’émulation, ça n’a pas trop marché avec moi, j’étais toute seule, à partir de juniore, j’étais contente d’aller en stage, cela me permettait de faire du bateau long et de partager mon plaisir avec un groupe de copines.
Ton point fort principal ?
LM : (sans hésiter) Le mental. C’est lui qui m’a permis de faire de belles choses à des moments difficiles.
IP : L’amplitude, la technique.
Une semaine type d’entraînement ?
LM : 2 séances d’entraînements par jour, pour environ 15 km (4-5 heures), avec une dominante de travail autour de 160 puls/min., et un repos le samedi aprèm et le dimanche. Il faut passer beaucoup de temps dans l’eau : deux jours sans nager, c’est quatre jours pour retrouver mes sensations !
IP : Un petit peu moins pour moi, disons 9 entraînements avec le lundi et le jeudi une musculation, parfois une autre dans la semaine, du skiff, le mardi, le jeudi, deux fois le samedi et le dimanche, et puis de l’ergomètre, du footing avec en fonction des séances les puls entre 160 et 180. C’est dur quand on est toute seule de monter deux fois en skiff dans la journée!
Convaincues par les bienfaits d’un stage d’entraînement en altitude ?
LM : Hmmm… J’ai plus de mal à récupérer, la respiration plus difficile… Je préfère le ski de piste au ski de fond ! Je n’ai pas de repères chronométriques pour en évaluer plus précisément les bienfaits. Mais la dynamique de groupe est très positive.
IP : Sur une semaine, c’est difficile de se faire une idée. J’étais la première semaine en stage bateau avec ma coéquipière, il nous manque des km !
Des problèmes de santé ?
LM : J’ai six tendinites dans les épaules, comme je ne peux pas arrêter de m’entraîner, je les gère avec le staff médical.
IP : J’ai eu l’an dernier des problèmes de dos, il a fallu que je m’arrête au milieu de la saison, ça demande du courage de reprendre ! Quelques douleurs aussi aux cotes, mais les examens ne montrent pas de lésion.
Y a-t-il un physique obligatoire pour aller vite ?
LM : On retrouve beaucoup de filles grandes (les allemandes !) et baraque en crawl, sur le dos j’ai une adversaire plutôt petite et dynamique…
IP : En aviron aussi, les grands gabarits sont favorisés… Enfin, il y a beaucoup d’autres facteurs, les anglaises sont même plutôt « trapues ». La technique et l’homogénéité sont à mon avis les premiers paramètres de la performance.
LM : Nos anglaises aussi !
Avez-vous un régime spécial ?
LM : Non, enfin, moi non, je mange du chocolat, des cochonneries et puis vu notre dépense énergétique… J’ai quand même un complément alimentaire, pour éviter des carences en fer.
IP : Nous non plus, on sait ce qui est bon… le Toblerone, le Monbazillac !
Quelles sont les activités des athlètes à part leur sport ?
LM : Beaucoup ont arrêté leurs études et se consacrent à l’entraînement, personne ne travaille. On s’entraîne plus de cinq heures par jour ! Après leurs carrières sportives beaucoup deviennent entraîneurs.
IP : D’une manière générale, une moitié poursuit leurs études, souvent dans des cursus aménagés, un tiers a trouvé un travail qui leur permet de s’entraîner et de partir en stage deux semaines par mois. En ce qui me concerne, je poursuis ma 3eme année de LEA, que j’aimerais finir cette année. Je suis actuellement en stage à la Communauté Urbaine de Strasbourg où je m’occupe des relations européennes et internationales, qui m’a permis d’aménager mon emploi du temps.
Comment équilibrez-vous vos vies ?
LM : Je me suis retrouvée un petit peu seule à l’entraînement ces derniers temps et je ressens l’intérêt de retrouver une dynamique de groupe. Je regrette de ne pas avoir continué plus longtemps mes études, je les reprendrai après les Jeux. Je dessine beaucoup, cela me permet de m’évader.
IP : J’ai déjà mes études, qui me permettent de partager un univers complètement différent avec d’autres personnes. Je voie ma famille le week-end, elle me soutient dans mes défis, c’est important pour moi.
Un mot sur l’esprit de groupe :
LM : On a aussi le problème de ne pas être suffisamment ensemble pour s’homogénéiser, se synchroniser. Sur le 4*200, l’esprit y est, l’objectif est partagé, mais on peut facilement perdre deux secondes sur l’ensemble.
IP : Beaucoup plus en aviron ! Et pourtant on est deux semaines par moi en stage…
Meilleur souvenir sportif ?
LM : Les championnats du Monde 2007 et le record du Monde du 200 NL, pas de stress, que du plaisir !
IP : La demi-finale à Eton, en 2006, avec Céline (Garcia-Cuisant) où il nous manque une poignée de dixièmes pour rentrer en finale ! Peut être que l’on n’y a pas assez cru… mais la course était superbe, et on a fait jeu égal avec les meilleures.
Le pire ?
LM : Les championnats du Monde 2005, où j’étais rentré en finale avec le 8eme temps, à 1 centième (un cm environ) de me faire sortir, avec des médias prêts à m’encenser ou (surtout) à m’enfoncer et beaucoup de stress.
IP : Les repêchages de l’an dernier en 4 de couple ! Toute la saison nous partions vite, et c’est la seule course où nous partons lentement. Rageant.
Les médias, parlez-nous en :
LM : J’ai eu du mal à les accepter, à 17 ans, ce n’est pas facile de se voir attribué des missions impossibles, sans jamais le droit à l’erreur… Ils se sont habitués au fait que je batte sans cesse des records, c’était possible au début, mais ça devient de plus en plus difficile ! C’est un poids permanent. Je vérifie parfois ce qu’on écrit et dis de moi, cela me permet de décrypter ces mêmes journalistes en interview… Maintenant, cela va mieux, de toute façon c’est souvent les mêmes questions qui se répètent !
IP : Les médias… à part le journal de Bischheim, ils ne me courent pas après !
Vos échéances avant les Jeux :
LM : Ch. d’Europe en mars, Ch. de France, sélections pour les Jeux en avril, Quelques meetings internationaux…
IP : Mes batailles commencent en mars avec les 6 km en contre la montre en deux sans barreur. Je suis à la nage et je n’ai pas envie de me dégrader techniquement ! Ensuite, il nous faudra réaliser une belle performance avec un chrono aux championnats de France et être prêtes pour la régate de qualif. où il faudra gagner pour aller aux Jeux !
Quelle est la victoire qui vous ferrez le plus plaisir ?
LM : Aux Jeux, entre le 200, le 400, le 100 dos, voire peut être le 200 dos, … toutes ! S’il fallait vraiment choisir le 400, en passant en dessous des 4’.
IP : Gagner les qualif. Ça serait un début prometteur en deux sans.
Qu’envisagez-vous après votre carrière sportive ?
LM : Déjà, je ne sais pas quand elle va s’arrêter !
Le changement d’entraîneur me donne envie d’aller plus loin… J’aimerais beaucoup partager une sélection avec mon frère (17 ans, pour l’instant 4eme français en 100m dos).
IP : Moi, non plus, c’est assez flou… continuer mes études, les orienter vers le commerce international, peut être le marketing.
Une affirmation que vous aimeriez entendre dire ?
LM : Qu’on me garantisse que je sois championne olympique pour arrêter l’entraînement…
Inène, une question que tu n’aimerais pas que l’on te pose ?
IP : Pourquoi tu ne rames pas en Hollande si tu as la double nationalité et que le groupe fille est plus performant ?
Une autre question ?
LM : Est-il à ton avis plus facile d’être une rameuse qui nage ou une nageuse qui fasse de l’aviron ?
IP : Je pense qu’il est plus intuitif d’apprendre à nager, après pour le haut niveau, c’est différent.
LM : Quand j’étais à Melun, j’avais rencontré quelqu’un qui avait cherché à me recruter à l’aviron. Il m’avait dit qu’il était facile de devenir championne olympique en aviron ! Ce n’est pas pour cela que j’ai arrêté de nager !
Un petit mot d’encouragement pour qui vous voulez :
LM : Allez p’tit frère, continue d’être sérieux !
IP : Dédicace spéciale à ceux qui veulent franchir les régates de qualif. !
Laure sur un bateau ?
Pas impossible, elle nous a confié qu’elle aimerait bien assister à un entraînement d’aviron, et après les Jeux… pourquoi pas, si l’eau n’est pas trop froide !
Un grand merci à "Julien Despres" pour son travail lors de cet interview et à nos deux championnes pour leurs disponibilités.
Kim Crow (rameuse Australienne) en toute simplicité
Nom : Crow
Prénom : Kim
Taille : 189cm
Poids : 74kg
Age: 22 ans (9/08/1985)
Ville : Melbourne
Spécialité : Sweep
http://www.rowingaustralia.com.au/hp_athletes_profiles_crow-k.shtm
Bonjour Kim, peu tu nous dire dans quel club tu rames, comment tu es venu à l'aviron ?
Mon club est le Melbourne University Boat Club. J’ai commencé l’aviron en août 2005 après m’être blessé lorsque je faisais de la course à pied.
Comment se déroule une journée type pour une rameuse australienne faisant parti des meilleures rameuses au monde ?
Un jour typique comprend une ou deux sorties bateau le matin, suivie d’une séance kiné ou études pendant la journée. L’après midi, soit nous faisons une séance de musculation soit un footing. Puis nous récupérons avant de sortir pour aller diner.
Alors qu'en France on ne parle bientôt plus de secteur pointe féminin (à part un deux sans) comment en Australie le réservoir peut être aussi impressionnant ? Quelle est la politique de détection de la fédération ?
En Australie, la pointe est très populaire. Personnellement, je préfère la pointe pour les sensations que l’on peut avoir dans ces bateaux, et parce que c’est ce que j’ai appris en premier. Je pense qu’il y a un grand fossé entre nos deux nations parce que d’une part, le climat en Australie est idéal pour pratiquer l’aviron et d’autre part parce qu’il y a une grande culture de ce sport et de l’entraînement.
Selon toi qu'est ce qui caractérise la force des rameuses australiennes ? Je pense que notre force est notre technique. Nous travaillons beaucoup pour approcher la perfection technique. Nous savons aussi très bien travailler en groupe, en équipe.
Cela fait plusieurs années que tu doubles, est ce que la préparation des Jeux va être sur cette dynamique ? En effet, cela fait plusieurs années que nous doublons. La préparation olympique sera-t-elle sur cette même dynamique ?
Nous ne le saurons pas avant la sélection de l’équipe en février si le deux sans doublera dans le huit, cependant cela semble peu probable.
Pour devenir une bonne rameuse quels sont les conseils que tu pourrais donner aux jeunes rameuses françaises ?
Le meilleur conseil que je pourrais donner est de travailler ensemble, s’entraider et s’assurer que le plaisir soit présent dans ce que tu fais.
Iztok Čop chef de nage du deux de couple Slovénes
Nom : Čop
Prénom : Iztok
Age : plus que 18
Taille : 189cm
Poids : 88kg, 92 après un weekend fêtard.
Profession : j'ai fini une école de construction en bois, sinon athlète et représentant d'équipement sportif.
Club : Bled
Site perso : http://www.iztokcop.com/index.php?option=com_content&task=view&id=24&Itemid=30&Itemid=81
Bonjour Iztok, peux tu nous dire depuis combien de temps et comment es tu venu à l'aviron ?
Je suis rameur actif depuis 23 ans. Après avoir essayé tout sport possible dans la region ou j'habite (athletisme, ski de fond, ski nautique, volleyball...) j'ai aussi essayé l'aviron. Je trouve ce sport le plus sérieux et le plus professionel parmi eux. Alors j'y suis resté...
Qu'est ce qui selon toi t'a aidé à devenir le fameux Iztok Cop qui te caractérise aujourd'hui ? Suis-je vraiment fameux? J'ai seulement essayé de faire de mon mieux et de performer sans peur contre les rameurs plus agés (il y a des années) que je réspectais (redgrave, rolland, lange, challupa...)
Que penses tu du double Francais constitué d'Adrien et Jb? Ca m'irait tres bien s'ils montraient un peu plus de respect et rallentissaient de quelques secondes.
Sais-tu qu'en France les rameurs pensent que les Slovénes sont des extra-terrestres(cela du aux stigmates affichés dés les premiers coups de pelles pendant les courses) ? Qu'en penses-tu ? a. Je croyais qu'on cachait mieux notre identite. b. On est trop beaux sinon...
Quelle est ton plus beau souvenir en aviron ? (je ne peux pas dire, je suis marrié!!) C'est difficile a dire. Je dois me battre pour gagner, mais ce n'est pas cela. Quand j'arréterai, toute l'atmosphère va me manquer. Les soirées aprés les mondiaux par exemple.
Qu'est ce qui peut encore te motiver aujourd'hui avec un tel vécu ?
Laisser derriere ceux qui me poursuivent. Et ne pas toujours y arriver le rend encore plus intéressant.
Si tu devai nous confier l'un de tes secrets pour être performant lequel serait t'il ?
Il est trop tôt pour vous confier des secrets. Peut être après ma retraite.
Luka Špik "rameur hors normes"
Nom : Špik
Prénom : Luka
Age : 28. Né le 09.Février 1979
Taille : 195cm
Poids : 95kg
Profession : dessinateur de mobilier
Club : Veslaški Klub Bled
Bonjour Luka, peux-tu commencer par nous dire quand tu as commencé l'aviron et pourquoi ce choix sportif ?
Au départ, je me suis entraîné en volleyball pendant 4 ans. En 92, la Slovénie a eu ses premières medailles Olympiques et ça a été des medailles en aviron (2- et 4-). Alors après cela j’ai commencé à penser à ce sport. En Octobre 1992 je suis arrivé au Club d’Aviron de Bled (Veslaški Klub Bled). Et voilà. J’ai commencé à ramer, c’était le début de ma vie d’aviron, de ma carrière en aviron… toute ma vie depuis 1992 jusqu’à présent.
Qui est Luka Špik dans la vie de tout les jours et comment une journée type d'entrainement se déroule t'elle ?
Luka Špik: c’est une personne “easy” qui aime aller à des concerts, se retrouver avec les amis, qui aime quelques sports extrêmes comme le skateboard, le snowboard, le stage diving J (note: plonger de scène aux concerts d’habitude rock)
En ce moment, ma journée d’entraînement est la suivante:
- 7:30 petit déj
- 8:30 je suis déjà au club en tenue d’entraînement et je fais des étirements avant l’entraînement. Ensuite vient la sortie, longue ou courte, rapide ou tranquille,on essaye d’avoir une technique bonne et correcte et puis étirements après l’entraînement.
- 12:30 déjeuner
- 16:00 entraînement à nouveau sur l’eau et en salle, musculation ou ergo. Après cela dinner et peut-être un verre avec des copains avant de dormir.
Sais tu qu'en france les rameurs pensent que les slovénes sont des extra-terrestres, cela du au stigmate affiché dés les premiers coups de pelle pendant les courses ? Qu'en penses tu ?
Nos visages J. Cela n’est qu’une impression artistique (blague). Dans chaque course on essaye de faire de notre mieux du début à la fin, alors parfois on a l’air de mourir dès le départ, mais cela n’est que le sentiment des spectateurs. Sinon on gère.
Ton palmarés sportif fait parti des plus grands, à quoi penses tu le devoir et qui selon toi te pousse à excéler ?
Tout d’abord je dois cela à mes parents, ensuite à mon partenaire Iztok Čop et ensuite à mon coach Miloš Janša. Tout d’abord tu dois être une personne qui fait tout comme il veut, que ce soit bon ou mauvais, et ensuite vient/viennent ton/tes partenaire(s). Je pense qu’arriver au délà de ton mieux est quelque chose que tu ne peux pas apprendre, tu dois avoir quelque chose que tu trouves en toi dès le commencement de ta carrière en aviron.
Quelle est ton plus beau souvenir en aviron ?
J’ai déjà beaucoup de beaux souvenirs en aviron, que ce soit ramer ou mes amis rameurs qui sont mes vrais amis. L’aviron c’est ma vie ces dernières 15 années. Un des souvenirs les plus beaux et les plus géniaux sont certainement les JO de Sydney 2000. Quand tu deviens champion Olympique, à ce moment-là tu es au sommet du monde et tu as réalisé le but pour lequel tu as travaillé toutes ces années et ça, c’est beau.
Si un jeune rameur vient te trouver et te demander quelle est ton secret, que vas tu lui répondre ?
S’il était Français je lui dirais: “Hé mon gars va demander au double Français de J.B et Adrien parce qu’ils sont très, très forts”. Le secret est qu’il n’y a pas de secret, tu dois t’entraîner dur, être patient et bosser, bosser, bosser.
Je crois savoir qu'en slovenie tu est une star? Est ce que tu es professionel et comment ça ce passe ? est ce que cela influe sur ta vie de tout les jours?
Oui, je suis un professionel, ce qui veut dire que j’ai un boulot dans l’unité sportive de la police, pareil comme d’autres bons athlètes Slovènes qui ont de bons résultats. Si tu as de la chance, tu peux avoir des sponsors personnels, moi j’en ai deux ce qui est bien et oui, ça influe certainement dans ma vie de tous les jours et dans ma vie personelle car tu dois être un mec bien pour tes sponsors et ça veut dire que quelquefois tu dois te changer pour l’être.
Le double c'est une histoire de famille (façon d'imager) ou c'est deux individualités hors du commun qui on un même objectif ???
Je pense que le double est en même temps une famille et deux individus avec un objectif commun. Une famille parce qu’ils doivent travailler ensemble comme une personne, être ensemble à tout moment de la course, particulièrement le plus dur. Ensuite c’est aussi deux individualités qui ont leur sport en commun parce qu’il ne faut pas être meilleurs amis pour réaliser les meilleurs résultats, il faut avoir le but du bon résultat en commun ce qui peut t’emmener au sommet du sommet.
